Hôtels particuliers - 18/2
Samedi 18 février 2012
Série documentaire, réalisée par Martin Perrin, Marie-Laure Pelosse ou Leni Mérat. France, 2009 - 1010. Béta num, couleur. Durée : 1h 20 Remerciements à Electron Libre productions.
Hôtel de Béhague. Réalisation : Marie-Laure Pelosse
C'est dans un quartier encore relativement excentré, au bout de la rue Saint-Dominique, qu'en 1863 le comte de Béhague achète un terrain pour y construire un hôtel particulier. Mais c'est surtout sa petite-fille, Martine de Béhague, amie de Fauré, de Claudel et de Valéry, qui laissera son emprunte sur cet édifice qu'elle agrandit et décore, l'occupant des années 1890 à sa mort, en 1939 ; l'architecte Gerhardt y édifie un extraordinaire théâtre. La même année, la Roumanie en fait l'acquisition ; elle devient la résidence de son ambassadeur.
Hôtel Potocki. Réalisation : Marie-Laure Pelosse
Cette somptueuse demeure de l'avenue de Friedland se distingue par ses dimensions imposantes et son vaste jardin. Construite par l'architecte Jules Reboul pour le comte Potocki en 1882, dotée d'un grand escalier de marbres polychromes, elle sera complétée, après son acquisition par la Chambre de Commerce de Paris, d'une salle de réception signée du grand architecte et décorateur Jacques-Emile Ruhlmann.
Hôtel Lévy. Réalisation : Martin Perrin
A quelques pas de la Porte Dauphine et du Bois de Boulogne, la résidence de l'Ambassadeur du Portugal occupe depuis les années 30 l'ancien hôtel du riche banquier et sénateur de la IIIe République, Raphaël-Georges Lévy, qui s'y retira quelques années avant sa mort. Demeure luxueuse aux proportions invraisemblables et aux allures de forteresse, l'édifice occupe tout un pâté de maisons. C'est l'un des trésors cachés du XVIe arrondissement, un lieu hors du temps, sur lequel flotte encore le parfum de la Belle-Epoque.
Hôtel de La Tour d'Auvergne. Réalisation : Martin Perrin
A quelques mètres de l'hôtel national des Invalides, l'actuelle ambassade du Chili occupe depuis 1929 l'hôtel du prince de La Tour d'Auvergne. Typique du Paris de la IIIe République, il fut édifié au début de la Belle Epoque pour le troisième prince de La Tour d'Auvergne, dont les aïeux n'avaient eu de cesse de prouver leur parenté avec la prestigieuse lignée de Godefroy de Bouillon. Il conserve, remontées, des boiseries de l'hôtel de Crillon, place de la Concorde.
Hôtel Singer-Polignac. Réalisation : Marie-Laure Pelosse
Winaretta Singer, fils du magnat américain de la machine à coudre et son mari le prince de Polignac, ont édifié cet hôtel néo-Louis XVI, œuvre de l'architecte Victor Grandpierre. Au tournant du XXe siècle, elle mettra sa fortune au service d'un mécénat musical et scientifique. Pendant quarante ans, elle recevra ainsi le « tout Paris » dans son hôtel : Fauré, Satie, Stravinski, mais aussi Proust, Colette, Max Jacob... En 1928, elle crée une fondation, qu'elle installe en 1945 dans l'hôtel de l'avenue Georges-Mandel.
Hôtel de Camondo. Réalisation : Marie-Laure Pelosse
Edifié pour le riche banquier collectionneur Moïse de Camondo, d'origine turque, cet hôtel est le chef-d'œuvre de l'architecte René Sergent (1914) : il y a reconstitué, dans ce quartier de la plaine Monceau loti par les richissimes frères Pereire à la fin du XIXe siècle, une virtuose variation sur le Petit Trianon de Gabriel. Il devait le léguer à l'Etat, en souvenir de son fils Nissim de Camondo, mort pour la France en 1917. Il abrite une collection unique de meubles et objets français du siècle des Lumières.
