Le patrimoine industriel en Italie : expériences de mise en valeur
Massimo Preite, professeur au département d'urbanisme de l'université de Florence, vice-président de l'association italienne de sauvegarde du patrimoine industriel
Lundi 14 mai 2012 [18h30 - 20h30]
L’intérêt pour le patrimoine industriel se manifeste dans les années 1970 en Italie grâce au débat entre deux historiens de l’art réputés, F. Borsi et E. Battisti, dont les divergences n’empêchaient pas l’accord sur le fait que l’échelle d’approche du patrimoine industriel doit être celle du paysage. Et les quarante dernières années ont en effet progressivement vu l’élargissement de la perspective sur patrimoine industriel, de la singularité du monument à son contexte d’insertion.
On examinera pour l’illustrer plusieurs expériences
de reconversion de sites industriels représentatifs de la grande échelle :
-des monuments comme le très célèbre Lingotto,
isolé face aux incertitudes et contradictions de la régénération urbaine de
Turin, et à la disparition de son ancien patrimoine productif,
-des exemples prestigieux de reconversion
industrielle à destination muséale : le musée archéologique dans la Centrale
Montemartini à Rome, le Museo del Tessuto dans la Fabbrica
Campolmi à Prato, etc.,
-l’aménagement des sites d’extraction de la Toscane
et de la Sardaigne en grands parcs miniers où se réhabilitent simultanément le
patrimoine industriel et le paysage façonné par l’activité aux stratifications
bimillénaires,
-les candidatures de villes industrielles remarquables
au Patrimoine de l’Unesco, telles Sesto San Giovanni et Ivrea, dans lesquelles
la question du recyclage du patrimoine productif ne peut être posée qu’au sein
des ensembles paysagers auxquels elles appartiennent.
Une vidéo à visionner : la conférence
