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Cité de l'architecture et du patrimoine

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Un bâtiment, combien de vies ?

La transformation comme acte de création

Jusqu'au 27 avril 2017 à l'Ecole d'Architecture et de l'Habitat, Université de Bogota, Jorge Tadeo Lozano, en Colombie. Exposition organisée dans le cadre de l'Année France-Colombie 2017
Affiche de l'exposition Un bâtiment combien de vie

Le propos de cette exposition à dimension éthique, fuyant toute idée nostalgique, est de recentrer le débat sur la métamorphose du patrimoine moderne (de la mi-XIXe à la fin du XXe siècle), et notamment celui des Trente glorieuses, le moins considéré et le plus en danger, car souvent jugé plus facilement renouvelable, pour ne pas dire plus aisément «jetable».

L’exposition fait le point sur ce sujet indissociable de la question urbaine : la réutilisation pour ouvrir la voie à une renaissance, le recyclage pour stimuler de nouveaux usages.

Ce type de « transgression » – se distinguant de la restauration et de la réhabilitation – est appelé à se banaliser dans le processus de la réversibilité de la ville contemporaine. Réutiliser, recycler, c’est la logique de l’époque, une démarche qui s’apprécie à l’aune des stratégies à déployer dans une optique durable. «Le durable, c’est le transformable», affirme Christian de Portzamparc. Réversibilité rime alors avec mutabilité. Il s’agit de donner une 2e vie (voire une 3e) à des architectures de qualité comme à des constructions bien plus banales. Longtemps, ce type d’opération de  rénovation  
a été considéré comme relevant de la technique et d’une simple mise aux normes ou en conformité, l’enjeu est ici de démontrer qu’il s’agit d’un acte de création à part entière.

À travers huit thèmes – de l’évidence patrimoniale  à la reconquête du banal  en passant par le recyclage au profit de l’habitat  et l’infrastructure, source d’architecture  –, 72 projets et réalisations en France et en Europe sont présentés. Chaque thème est traité à travers trois projets, le plus souvent deux en France, un à l’étranger. Les projets présentés au fil des neuf mois d’exposition sont actualisés tous les trois mois.

Une timeline (1960-2014) résume les étapes de la démarche de transformation dans le monde sur cinquante ans. Six entretiens avec des architectes qui ont  opéré plusieurs transformations nourrissent des approches diversifiées.

Autour de l'exposition:
Trois  tables  rondes  internationales  ont accompagné l’exposition,  chacune  thématisée  sur  des  angles différents privilégiant trois approches : théorique, technique et économique.

Approche théorique, 'Transformation versus conservation'
le 4 février 2015, 
À  l’inverse  d’une  rénovation  à l’identique,  la  transformation  ouvre  le champ  de la  réinterprétation  de l’œuvre  existante :  requestionner  le lieu,  reformuler  le  projet  initial  comme  le  programme,  c’est  tout l’enjeu d’une démarche créative de réutilisation.

Approche technique, 'Transformer c’est expérimenter'
le 16 mars 2015, 
Au-delà  d’une  incontournable  mise  aux  normes,  stimuler  l’usage  et  l’appropriation :  expérimentation technique, spatiale, programmatique, sociale.

Approche économique, 'Transformation versus démolition'

le 2 juin 2015,  
Équation économique et réflexion sur le programme pour une gestion globale des projets : les atouts de la reconversion.

En savoir plus

PUBLICATION

Un bâtiment, combien de vies ? La transformation comme acte de création

Ouvrage collectif sous la direction de Francis Rambert, avec Christine Carboni et Martine Colombet, 350 p.,
500 illustrations, en coédition, 2014