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Cité de l'architecture et du patrimoine

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Les moulages

Moulage d'un chapiteau de la cathédrale d'Autun © CAPA/David Bordes

L'extraordinaire projet voulu dès 1855 par l'architecte Viollet-le-Duc (1814-1879) imaginait de présenter au public les trésors de l'art sculptural et monumental français du Moyen-Âge au XIXe siècle sous forme de moulages en plâtre à l'échelle un. Regroupés dans un même espace dans le musée de Sculpture comparée (ancêtre du musée des Monuments français), époques, styles et régions pouvaient être étudiés, comparés, confrontés... c'est l'origine de la collection des moulages du musée.

Les éléments les plus représentatifs des différentes régions et styles ont été choisis au fil des décennies par une commission spécialisée des Monuments historiques.

La collection comprend de nombreux moulages monumentaux réalisés dès 1879 : des portails entiers d'églises ou de cathédrales (Moissac, Chartres), des tympans (Autun, Vézelay, Chartres), des éléments d'hôtels particuliers ou de constructions urbaines (Rouen, Toulouse, Bourges, Paris), un jubé (Limoges). La statuaire est de dimensions variables : grandes statues présentes sur les portails (Chartres, Amiens, Strasbourg, Corbeil) ou petites statues du chœur (Albi). De nombreux éléments de construction sont aussi présentés (chapiteaux, écoinçons, piliers, gargouilles), ainsi que des éléments purement décoratifs (reliefs feuillagés, bandeaux, médaillons). De 1879 à 2006, la collection n'a cessé d'être complétée par de nouvelles réalisations dont les trois dernières datent de 2005 : la partie supérieure du sépulcre de Solesmes (Sarthe), le portail de Champmol (Dijon, Côte d'Or) et le sépulcre de Saint-Mihiel (Meuse).

La statuaire funéraire, très nombreuse dans les présentations antérieures, a été restreinte mais montre des exemples très divers (Dijon, Bourges, Rouen, Brou), complété par les grands sépulcres de Solesmes et de Saint-Mihiel. Les œuvres non présentées sont conservées dans des réserves et font régulièrement l'objet de prêts.

Tous les moulages sont en plâtre, matériau d'usage courant dont la couleur naturelle est blanche. Pour leur donner l'apparence de l'œuvre originale, pierre, bois, marbre noir ou même bronze, les moulages ont été patinés avec une barbotine fluide (argile, liant et pigments). Presque tous se composent de fragments joints par des boisages assemblés au dos. L'ensemble est ensuite fixé par une structure portante. Le moulage est enfin retravaillé en façade pour masquer les découpes et les raccords. On peut voir ce résultat complexe au dos du moulage de l'absidiole d'Aulnay de Saintonge (salle Roman Poitou-Saintonge).

Les 350 moulages présentés ont tous fait l'objet d'une restauration spécialisée dont témoigneune borne multimedia consacrée à l'histoire et à la technique des moulages.