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Cité de l'architecture et du patrimoine

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Les vitraux

Détail de la tête de Salomon du vitrail de la cathédrale de Chartres © CAPA / David Carr

Le conservateur du musée Paul Deschamps décide dès 1933 d’entreprendre une première copie, à grandeur de l’original, du vitrail roman de la grande Crucifixion de la cathédrale Saint-Pierre de Poitiers (1163-1173). Cette œuvre suscite l’admiration de la Commission des Monuments historiques qui soutient la proposition d’initier une collection de copies de vitraux majeurs du Moyen Âge.

Profitant de la dépose nécessaire des vitraux des grandes cathédrales françaises au moment de la seconde guerre mondiale, Paul Deschamps poursuit cette campagne en faisant exécuter douze verrières, de 1942 à 1951. Ces copies sont réalisées d’après les vitraux originaux des cathédrales de Bourges, de Poitiers, du Mans, de Chartres, de Rouen et de Sens, de l’ancienne église des Cordeliers à Châteauroux, de la Sainte-Chapelle à Paris, de l’Eglise de la Sainte Trinité à Vendôme et de l’Eglise Saint-Pierre-le-Rond à Sens. Réalisées par des grands maitres verriers comme Jean Gaudin, Jean-Jacques Gruber, Louis Barillet, Paul Louzier et François Lorin, les œuvres sont exécutées avec un extrême souci de fidélité à l’original : utilisation de verres bouillis pour donner l’aspect irrégulier du verre ancien, travail nuancé de la grisaille, ou encore imitation de la corrosion par l’application d’une patine.
Sur les treize verrières existant dans la collection, six sont aujourd’hui présentées dans le musée au sein des galeries des moulages et des peintures murales. La muséographie de ces deux galeries met ainsi en regard les thèmes qui ont traversé autant la sculpture monumentale que la peinture murale et le vitrail du XIIe au XVIe siècle, permettant au visiteur d’établir des concordances iconographiques entre des œuvres de nature différentes. Le musée des Monuments français a récemment poursuivi cette entreprise de copies de vitraux. Une copie du vitrail de l’Eglise Notre-Dame du Raincy a ainsi été réalisée en 2002 grâce au soutien de la Fondation Gaz de France. Elle est présentée aujourd’hui dans la galerie moderne et contemporaine du musée.



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