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AUGUSTE PERRET
biographie
AUGUSTE PERRET
biographie
PERRET
Auguste Perret est né en 1874 et mort le 26 février 1954.

Auguste Perret est formé à l'École des beaux-arts de Paris dans l'atelier Julien Guadet. Élève brillant, il en sort cependant sans diplôme en 1898.

Il crée avec ses frère Gustave Perret (1876-1952), architecte, et Claude Perret (1880-1960), entrepreneur, l'agence d'architectes et entreprise de travaux publics et particuliers Perret frères.
Sous cette raison sociale, c'est l'une des plus importantes agences de la première moitié du XXe siècle dont la notoriété internationale, avant la Seconde Guerre mondiale, dépasse celle de Le Corbusier.

Tout au long de sa carrière – des années 1890 à 1954 –, Auguste Perret, associé à son frère Gustave, poursuit la recherche d'un nouveau classicisme, fondé sur l'usage du béton armé, matériau encore expérimental au début de la période. Ensemble ils en découvrent les possibilités grâce à leur activité d'entrepreneurs. Auguste Perret en est le principal théoricien français dans son enseignement et ses conférences.

Les premières œuvres significatives d'Auguste et Gustave Perret sont l'immeuble 25 bis, rue Franklin (Paris 16e, 1903) et le garage de la rue de Ponthieu (Paris 8e, 1906).
Appelés comme entrepreneurs pour la construction du théâtre des Champs-Élysées, ils reprennent le projet élaboré par Henry Van de Velde. Leur projet est exécuté en 1913, sur la base d'une ossature en béton armé apparente dans les poteaux de la salle.
Ils approfondissent leur expérience dans une série de bâtiments industriels (docks de Casablanca en 1916, ateliers Esders en 1919, ateliers Marinoni en 1920, etc.). Leur maîtrise technique s'illustre brillamment en 1923 avec l'église du Raincy, surnommée la "Sainte-Chapelle du béton armé", et dans une série d'autres constructions, notamment l'église de Montmagny (1925), la tour d'orientation pour l'Exposition de la houille blanche de 1925 à Grenoble, l'église Saint-Joseph au Havre, 1949-1956.

Parallèlement, les frères Perret construisent des habitations, villas ou ateliers d'artistes (villa Cassandre à Versailles, 1924, ateliers d'artistes à Paris ou à Boulogne pour Chana Orloff, 1926, Braque, 1927, etc.). Ils ne cherchent pas à renouveler l'espace de la maison, comme dans leur immeuble-agence rue Raynouard (1930-1933) à l'allure classique, mais leur travail porte sur l'exactitude des proportions et sur la décomposition systématique des murs en éléments portants et remplissage.
Pour le Mobilier national (1931), ils conçoivent un bâtiment unique autour d'une cour d'honneur fermée par une colonnade, donnant ainsi une fonction représentative à un édifice surtout utilitaire. Avec le Musée des travaux publics (1937), aujourd'hui Conseil économique et social, ils parachèvent leur travail de formulation, définissant une sorte d'ordre architectural spécifique au matériau et réalisant l'idéal du "monument parfait" que définit Viollet-le-Duc dans sa lecture rationaliste du temple grec : la structure coïncide avec l'apparence, mettant la construction en représentation.

Autres œuvres importantes de l'entre-deux-guerres :
- théâtre de l'Exposition internationale de 1925,
- salle de musique de la rue Cardinet (salle Cortot) à Paris (1929),
- projets pour la Société des Nations (1927),
- projets pour le palais des soviets à Moscou (1931),
- projets pour le palais du Trocadéro (1934).

Après la guerre, de 1945 à 1954, l'agence réalise encore quelques opérations importantes avec une dimension urbaine :
- la gare d'Amiens (1942-1958),
- le campus du CEA à Saclay (1948-1953),
- la reconstruction du Havre (1945-1960), qu'Auguste Perret dirige en tant qu'architecte en chef.

Auguste Perret est également professeur, chef d'atelier à l'École des beaux-arts de Paris. Il devient le chef de file d'une "école" très reconnaissable dans les années 1950 et 1960 en France et à l'étranger.
Membre élu de l'Académie des beaux-arts, en 1942, il est le premier président de l'Ordre des architectes en 1941.
QUELQUES REPÈRES
- Inventaires et présentations des fonds d'archives Auguste Perret et Perret frères, base de données ArchiWebture
- Joseph Abram, Auguste Perret, Gollion : InFolio ; Paris : Éditions du patrimoine, 2010 (collection "Carnets d'architectes")
- Ana bela de Araujo, Auguste Perret, Marie Dormoy, correspondance, 1922-1953, Paris : Le Linteau, 2009
- Joseph Abram, Perret et l'école du classicisme structurel (1910-1960), Nancy : École d'architecture de Nancy, 1985
- Claude Loupiac, Un artiste dans son temps. Auguste Perret, Paris : CNDP, 2008
- Marcel Zahar, D'une doctrine d'architecture. Auguste Perret, Paris : Vincent Fréal et Cie, 1959
- Auguste Perret. Anthologie des écrits, conférences et entretiens [documents réunis et présentés par Christophe Laurent, Guy Lambert et Joseph Abram], Paris : Le Moniteur, 2006 (coll. "Architextes")
- Karla Britton, Auguste Perret, Paris : Phaidon, 2003
- Yvan Delemontey, Perret et la trame au Havre. Du chantier à la forme urbaine, Paris : Écoles d'architecture de Paris-Belleville, Paris-la-Villette, Paris-Malaquais, Versailles ; Institut français d'urbanisme (Université de Paris VIII), 2003 (mémoire de DEA)
- Jean-Louis Cohen, Joseph Abram, Guy Lambert, Encyclopédie Perret, Paris : Monum, Éditions du patrimoine, IFA, Le Moniteur, 2002
- Les frères Perret. L'oeuvre complète. Les archives d'Auguste (1874-1954) et Gustave (1876-1952) Perret. Architectes-entrepreneurs, dir. Maurice Culot, David Peyceré et Gilles Ragot, Sonia Gaubert, Paris : Norma, IFA, 2000
- Peter Collins, Splendeur du béton. Les prédécesseurs et l'œuvre d'Auguste Perret, Paris : Hazan, 1995